Le 06 février est la Journée internationale de lutte contre les mutilations génitales féminine. Cette violence peut exprimer en France concernerait 53000 femmes en France et 125 millions de femmes dans le monde principalement en Afrique subsaharienne mais aussi au Yémen et en Amérique du nord ou en Europe.
3 millions de femmes sont victimes chaque année dans le monde de cette pratique.
Qu'appelle-t-on "mutilations sexuelles" :"
| Anne-Marie Aubert, Concept pour tous |
Source : Ministère de la santé
Classification :
L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) classifie les mutilations sexuelles féminines en quatre catégories :
- La clitoridectomie: ablation partielle ou totale du clitoris (petite partie sensible et érectile des organes génitaux féminins) et, plus rarement, seulement du prépuce (repli de peau qui entoure le clitoris).
- Excision: ablation partielle ou totale du clitoris et des petites lèvres, avec ou sans excision des grandes lèvres (qui entourent le vagin).
- Infibulation: rétrécissement de l'orifice vaginal par la création d'une fermeture, réalisée en coupant et en repositionnant les lèvres intérieures, et parfois extérieures, avec ou sans ablation du clitoris.
- Autres: toutes les autres interventions néfastes au niveau des organes génitaux féminins à des fins non médicales, par exemple, piquer, percer, inciser, racler et cautériser les organes génitaux.
La prévention :
La prévention des mutilations sexuelles féminines semble difficile pour différentes raisons :
- Une justification religieuse, alors qu'aucune religieuse ne mentionne ce type de pratique
- Le poids des coutumes, appartenance à une ethnie
- Contrôle de la sexualité des femmes, de leur virginité et de leur plaisir
- Croyance d'une meilleure fécondité
- Rôle hygiénique et / ou esthétique
- Croyance à des mythes, le clitoris pourrait tuer le fœtus ou le mari
Les conséquences :
Les conséquences sont TOUJOURS néfastes et parfois dramatiques.
Nous pouvons distinguer de catégories :
- Les conséquences sur la santé physique :
- Décès
- Infections divers, septicémie, infections urinaires
- Complications obstétricales
- Opérations ultérieures
- Stérilité
- Les conséquences sur la santé psychologique sont encore mal connues. Les mutilations entrainent un choc traumatique et des dépressions
Cette pratique est, en France, considérée comme un crime et relève des assises.
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