samedi 11 janvier 2014

Nunca Mas

Nunca Mas
Ce titre fait référence au mouvement en cours contre la proposition de loi faite par le parlement espagnol dirigé par Mariano Rajoy qui interdit l'avortement sauf dans quelques cas très précis.

Le principe du droit à disposer de son corps est purement et simplement remis en cause. Il s'agit d'une régression de 30 ans de la part d'un pays, l'Espagne, qui a pourtant été avant-gardiste pour ses avancées sociales en matière de droit des femmes.

Je suis agacée par les propos tenus par le ministre de la justice M. Ruiz Gallardon "C'est la loi la plus avancée et progressiste que ce gouvernement a introduite". Comment, en touchant à un droit fondamental, est-il possible d'appeler cela une progression ?

J'imagine aussi derrière cette loi toutes les difficultés que pourrons rencontrer les femmes et particulièrement les plus pauvres. Mais surtout, je suis très inquiète pour la santé de ces femmes (et peut être un jour la mienne) qui vont risquer leur vie suite à un avortement dans de mauvaises conditions. Je ne peux m’empêcher de penser au film « 4 mois, 3 semaines, 2 jours », palme d’or en 2007.

L’OMS estime que 70.000 femmes meurent chaque année suite à un avortement pratiqué dans de mauvaises conditions ce qui représenterait 350 décès pour 1.000.000 avortements contre 3 pour 1.000.000 en France.

Je me demande comment il est possible de laisser souffrir autant de femmes dans l’indifférence la plus totale, il faut continuer inlassablement à réagir et à alerter l'opinion public.

Droit à l'avortement

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